Dans Le Télégramme aujourd'hui :
Quel est cet inconscient qui entonne « La vie en rose » à deux pas de la mairie de Brest, un lendemain de cinglante défaite du PS et de son candidat François Cuillandre, maire depuis 25 ans ? Provocation ?
Ah oui, "La vie en rose", parlons-en... Le socialiste Marc Coatanéa habitait juste au-dessus...
Le 30 juillet 2009, j'écrivais sur le site Rue89 :
à Marc
de café
De jexiste
Ce crime m'en rappelle furieusement un autre qui s'est produit dans le même milieu au printemps 2004.
Le meurtrier était schizophrène, il a tué sa mère de plusieurs coups de couteau.
En apparence, donc, un « acte médico-légal » de plus.
Regardons-y de plus près.
Le malade menaçait très sérieusement de tuer sa mère depuis une semaine. Il était déjà venu rôder autour de sa maison, sans succès. La future victime avait prévenu, tout à la fois, le psychiatre du CHU de Brest qui suivait et traitait son fils, et la police. Son fils l'avait déjà raté une fois, il allait revenir, c'était certain. Or, rien. Aucune réaction, ni d'un côté, ni de l'autre.
Curieux. D'autant plus curieux que par le passé, l'énergumène avait déjà tenté deux fois de tuer son ex-femme en la frappant de plusieurs coups de couteau sous les yeux horrifiés de leur fille unique. « Une vraie boucherie »…
Pour cette raison, ni l'une ni l'autre ne voulaient plus le voir, et la justice lui interdisait de les approcher. Il en avait conçu un fort ressentiment, ne supportant pas de ne plus voir sa fille, et accusait régulièrement sa mère d'avoir influencé la décision du juge.
Mais pourquoi, alors qu'il semblait « stabilisé », ce brutal accès de fureur contre elle ?
Eh bien, parce qu'il avait appris que sa mère devait très prochainement voir sa fille et passer quelques jours avec elle. Sans lui, bien entendu.
Il est bien évident que les membres de la famille le lui avaient tous soigneusement caché. Aucun d'entre eux ne souhaitait provoquer un nouvel accès de folie meurtrière.
Quel est donc le criminel qui aura vendu la mèche ?
Le principal suspect est le psychiatre. Du CHU de Brest.
Mais pourquoi ?
C'est que le père du malade, lui, n'était pas n'importe qui.
Propriétaire et tenancier de bars à hôtesses durant quelques années, à Brest, dans le centre ville, il avait été jugé et condamné pour proxénétisme aggravé au début de l'année 2004, et avait menacé à l'audience de révéler les noms de certains de ses clients : magistrats, avocats, médecins, etc…
L'assassinat de son ex-femme par son propre fils, qu'il adorait et s'est aussitôt retrouvé en taule, a amplement suffi à le convaincre de déguerpir et cesser d'inquiéter la mafia locale.
Au moment où le crime s'est produit, sa disparition était devenue d'autant plus urgentissime que je m'apprêtais à le rencontrer dans le cadre d'une enquête sur le milieu de la nuit brestois, alors qu'un ancien directeur de l'hôpital psychiatrique de Bohars (CHU de Brest) était rejugé en appel à Rennes pour proxénétisme et diverses autres infractions pénales.
Si ses « ennemis » l'avaient attaqué, lui, directement, la relation avec ses menaces eût été évidente. Tandis qu'en manipulant le fils pour qu'il tue l'ex-femme, c'est passé… comme une lettre à la Poste !
Où l'on comprend bien l'intérêt, pour un flic, de savoir jouer au billard…
Et la virtuosité des psys : ils connaissent bien leurs clients, et savent sur quels boutons appuyer.
Le crime qui vient de se produire à Plougonvelin pourrait répondre au même schéma.
La personne que l'on cherche à atteindre serait alors un médecin proche du DCD qui atteste de ma bonne santé mentale.
Cela dit, je ne sais rien, ni de l'identité du meurtrier ni de ce qui s'est effectivement passé.
Commentaire signalé, donc, et paf ! je suis définitivement bannie de Rue89...
Pour en retrouver le contexte, cliquer sur l'image ci-dessous pour l'agrandir et lire les textes :
« Plus personne ne lui faisait confiance » : à Brest, le « ras-le-bol de Cuillandre » a tout emporté
À Brest, le candidat de centre droit, Stéphane Roudaut, a mis un terme cinglant à 37 années de socialisme. Ce lundi matin, la ville s’est réveillée groggy, et un peu en colère aussi.
Quel est cet inconscient qui entonne « La vie en rose » à deux pas de la mairie de Brest, un lendemain de cinglante défaite du PS et de son candidat François Cuillandre, maire depuis 25 ans ? Provocation ? Guitare en bandoulière, casquette grise sur la tête, le chanteur de rue bégaie : « Ah oui… Non, ce n’était pas volontaire. Je n’avais pas pensé à ça… » Il s’appelle Bram’s. Il a 25 ans. Et il est l’un des rares Brestois rencontrés, ce lundi, à ne pas fustiger celui qui a dirigé la ville pendant quatre mandats. À son endroit, il a même des mots touchants : « Il a redonné des couleurs dans les rues les plus sombres. Il a fait du beau dans Brest ».
« 24 ans, c’est trop ! »
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